Le système scolaire français n’a pas encore compris ce qu’il se passe avec l’intelligence artificielle. Les professeurs sont sidérés par les usages des étudiants. Ils se demandent comment ils vont détecter la triche et l’usage des IA pour faire les devoirs, et par là, se concentrent sur leurs propres problématiques d’évaluation et non pas sur la problématique de l’instruction des élèves.
En vérité, l’intelligence artificielle introduit un concurrent de haut niveau dans l’instruction. Désormais, les élèves ont tous un professeur particulier à la maison, comme c’était le cas des bien-nés auparavant qui disposaient d’un précepteur pour leur éducation.
Comment faire ?
L’avantage des IA génératives (Gemini, ChatGPT, Claude...) c’est qu’il n’y a pas besoin de tutoriel. Il suffit de l’utiliser pour comprendre son fonctionnement. Faites un essai :
- Expliquez ce que vous voulez faire, exemple : Je suis un étudiant qui passe le bac, je dois réviser les mathématiques...
- Prenez une photo du cours que vous souhaitez travailler ou donnez-lui un PDF du cours en question.
Il va vous faire un résumé du cours, puis :
- Vous pouvez lui poser des questions sur ce que vous n’avez pas compris.
- Vous pouvez lui demander de vous faire faire des exercices complets ou de générer des QCM.
Les interactions suivantes seront les mêmes que celles que vous auriez eues avec un professeur humain, sauf que ce professeur artificiel lui est patient et plein de compassion gratuite.
Quel avenir ?
Le système socialiste français arrivera difficilement à basculer vers un chômage massif de ses professeurs. Il faut espérer qu’ils n’interdiront pas ce type d’usage et que, comme pour d’autres services Internet interdits dans l’Hexagone, nous n’aurons pas la nécessité d’utiliser des VPN pour profiter de l’IA en tant que professeur artificiel.
Pour le reste, difficile de dire dans quoi nous basculons. J’ai bon espoir que les diplômes deviendront rapidement des certifications et que la nécessité d’avoir affaire à l’Éducation nationale pour se certifier sera considérée comme une pratique de la préhistoire du numérique.
Après avoir détruit le certificat d’étude, après avoir ruiné le brevet des collèges et après avoir mis le bac au niveau de ce dernier, la vrai question philosophique de cette époque pour ce ministère en pleine déliquescence est : Instruction ou Éducation ?
Et en entreprise ?
Les enfants ont un cerveau malléable, il est facile de les faire changer et de leur apprendre de nouvelles techniques. Chez les adultes, en entreprise, c’est une autre affaire ! L’IA n’a pas de mode d’emploi, il suffit de l’utiliser pour apprendre à l’utiliser.
Le vrai frein à la formation IA en entreprise est la motivation. Rares, très rares, sont les employés qui vont se former gratuitement. Les formations d’entreprises sont souvent prises comme des « breaks » ou des moyens d’accès à une meilleure rémunération (voir un déménagement..).
Pour démontrer l’intérêt d’user de l’IA et de son professeur artificiel c’est très court : pour mes enfants ça ne m’a pas pris plus de 30 minutes et même le dernier des boomers aura compris en moins d’une heure. Mais vont-ils l’utiliser ? ..c’est une question sociale relevant des RH et d’éventuels plans sociaux.
Si vous baissez les bras et que vous êtes responsable d’une entreprise, faites un bilan socio-numérique c’est là que se trouve très probablement le fond de vos problèmes.
Dans tous les cas, contactez-nous pour intégrer l’intelligence informatique et artificielle dans vos processus ou pour discuter du reste.
