C’était il y a déjà 17 ans, en novembre 2009 : avec l’arrivée massive des téléphones mobiles et des statistiques « mobile » qui explosaient, un concept émergea : Mobile first. Le principe était que les webmasters étaient habitués à faire des sites sur grands écrans et les finalisaient en appliquant des patchs pour les rendre « mobile friendly ». Le concept de « Mobile first » visait à inverser la tendance et faire en sorte que les sites soient conçus pour mobiles et adaptés au desktop par des patchs. Au fil des années, les versions ont été unifiées et aujourd’hui la plupart des sites n’ont plus vraiment de différence entre les différentes versions d’écrans.
Les formulaires bientôt obsolètes
Nous sommes à la même forme de révolution. Aujourd’hui, nous fabriquons des sites avec des formulaires que nous cherchons à rendre ergonomiques ; mais cet usage est en voie d’extinction, il va devenir obsolète. Rapidement, dans un futur proche, nos utilisateurs attendront des services basés sur l’IA. Ils ne voudront plus passer du temps à comprendre et remplir nos formulaires, ils voudront les saisir avec l’IA.
J’ai prédit depuis longtemps la disparition des mobiles dans leur forme actuelle. J’ai cru qu’OpenAI allait sortir un casque audio ; mais ils ont pondu un clavier bidon « Codex Micro ». Bientôt, tout se fera à la voix et nous ne verrons plus, enfin, les cyphosés du scroll compulsif qui arpentent nos rues, la tête plongée dans leur perdition céphalique.
Pilotes assistants et commodité
Bientôt, les IA proposeront des protocoles d’authentification avec nos sites et services. C’est imminent. Il ne manque pas grand-chose aux protocoles pour créer une liaison entre leurs services et nos services. Bientôt, nous déclarerons dans nos robots.txt que nous avons un MCP et que pour l’authentification il suffit d’utiliser un fac-similé d’OAuth, ou des Apps comme celles que Google déploie petit à petit.
Des données synthétiques plus vraies que nature
Les données pour développer un logiciel cloud de qualité, c’est essentiel. Là où trop souvent nous voyons des débutants utiliser les données clients pour faire le développement, avec un serveur MCP vous pouvez créer des données synthétiques de qualité sans vous prendre la tête.
Avoir des données massivement, c’est aussi un bon moyen de percevoir l’ergonomie finale, qu’elle soit visuelle ou mécanique. C’est aussi un bon moyen de faire des démonstrations quand on participe à des réunions de validation.
MCP d’abord et en premier !
La première chose à créer aujourd’hui, c’est un MCP. Personnellement, c’est une réécriture à ma sauce Java des « Tools Gemini API » qui m’a fait créer mon premier MCP ; j’ai juste eu à exposer ma sauce sur un endpoint POST HTTP et à y coupler un jeton OAuth que j’avais la chance d’avoir créé il y a quelques années.
Tout ça est dans HubD et Agroneo, dont la sortie a encore été reportée à Q1 2027 car l’IA est indispensable aujourd’hui dans un SaaS. Et si ce SaaS dispose d’un chat avec des tools et en plus d’un MCP, c’est garanti, ce sera un succès : « Ok Google demande à Agroneo d’ajouter un arrosage à mes tomates » !

